Généralités sur les accouplements
L’accouplement de deux axes qui ne sont pas rigoureusement dans le prolongement l’un de l’autre ou qui forment entre eux un angle plus ou moins important, est un problème qui se pose souvent dans la réalisation mécanique des systèmes électriques ou électroniques.
On trouvera dans les pages suivantes toute une série d’accouplements qui permettent de répondre à tous les besoins qui peuvent se présenter dans les bureaux d’études.
En particulier, les accouplements SOUFFLEX ont des caractéristiques remarquables lorsque le débattement angulaire ou latéral n’est pas très élevé et, dans le cas contraire, la série des joints universels permet de résoudre tous les problèmes lorsque l’angle entre les deux axes est très important.
Pour la plupart des accouplements, nous avons publié les courbes de l’angle de torsion en fonction du couple transmis.
Ce couple est en général très faible et, sauf dans des cas particuliers, l’angle de torsion est pratiquement nul. Toutefois il y a lieu d’observer que ces courbes correspondent à un couple statique.
Dans certains cas, on peut se trouver en présence d’un couple beaucoup plus élevé que celui auquel on s’attendait; par exemple lorsque le déplacement angulaire est limité dans sa course. C’est ce qui se produit lorsque l’on commande un condensateur variable ou un potentiomètre muni d’une butée et que la manoeuvre de celui-ci est confiée à un opérateur.
Pendant la rotation le couple résistant est insignifiant, très inférieur à 1 newton; mais si l’opérateur tourne brutalement le bouton du potentiomètre jusqu’à la butée, le couple, à ce moment, peut atteindre des valeurs beaucoup plus élevées.
Au cours d’essais statistiques nous avons trouvé couramment, sur la butée, des valeurs de l’ordre de 20 newtons et, exceptionnellement, 60 et 100 newtons. Il y a donc lieu, dans certains cas, de tenir compte de cet effort supplémentaire imposé à l’accouplement.

CHOIX DU DISPOSITIF DE SERRAGE
Un autre problème se pose à l’utilisateur, c’est celui du dispositif de fixation de l’accouplement sur les axes qu’il doit relier. Il est évident que la solution la plus sûre consiste à goupiller l’accouplement directement sur les axes. C’est pourquoi, sur certains de nos modèles, un trou de centrage de goupille a été prévu sur les collerettes. Mais cette solution n’est pas toujours facile à appliquer et l’utilisateur peut choisir entre la fixation par vis cuvette avec serrage par clé mâle six pans ou bien au moyen d’une pince.
La fixation au moyen d’une vis cuvette a l’avantage d’être élégante et d’un très faible encombrement. En revanche elle est, toutes choses égales, moins efficace que la fixation par pince. Nous avons fait un certain nombre de mesures qui se traduisent par les courbes des figures 1 et 2, qui montrent le couple maximal que l’on peut transmettre en fonction du couple de serrage, indépendamment du type d’accouplement utilisé, ce couple limite correspondant à celui qui occasionne un glissement entre l’axe et l’accouplement. La mesure du couple de serrage sur la clé six pans des vis à cuvette a été faite au moyen d’un mesureur de couple étalonné “Waters”.
Le couple de serrage dans le cas du montage à pince a été mesuré au moyen d’une balance dynamométrique, l’un des écrous étant immobilisé mécaniquement. Les essais concluent nettement en faveur du serrage par pince si l’on a un couple élevé à transmettre, d’autant plus que, dans le cas du blocage par vis cuvette, le couple de serrage est limité par la torsion de la clé six pans mâle. Si, par exemple, on applique l’effort à 40 mm de l’extrémité de la clé, celle-ci commence à se tordre pour un effort de 20 newtons.
En revanche dans le cas du blocage par pince il est facile de développer, pour un opérateur normal, un effort de 200 newtons.
Nous espérons que ces quelques indications permettront à l’utilisateur des accouplements, de choisir le mode de fixation qui convient le mieux en fonction du couple maxi à transmettre.

